Introduction avec Bjorn Einar Romoren

Introduction avec Bjorn Einar Romoren
Une compétition de saut à ski de très haut niveau (coupe du monde, championnats du monde, jeux olympiques) est un exercice où la gestuelle semble être facile, et pourtant l'apparente simplicité de ce sport cache une maîtrise technique exceptionnelle. Ce sport fait partie de l'essence du ski, né en norvège vers le milieu du 19e siècle il a subit une évolution considérable jusqu'à nos jours pour atteindre des distances de 239 mètres avec Bjorn Einar Romoeren en 2005 à Planica (Slo).

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 17:50

Liens site de Saut à ski

Liens site de Saut à ski
http://skimuseum.free.fr/intro.htm

http://www.skijumping-france.com

http://airspirit.ifrance.com/

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 18:00

Modifié le lundi 18 septembre 2006 05:20

La Technique (la prise d'élan)

La Technique (la prise d'élan)
La position d'élan c'est ce qui te permet de sauter.Un point incontournable de l'apprentissage. C'est le point de départ du mouvement. L'important c'est d'avoir une position agressive mais équilibrée avec un appui sur tout le pied pour résister au passage du rayon et débuter le mouvement de départ.

Tout commence par le lâcher de barre qui est une méthode propre à chaque sauteur et doit rester un processus naturel. L'élan dans sa partie rectiligne doit permettre au sauteur de conserver un équilibre constant sur tout le pied.

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 18:21

Technique (Le décolage)

Technique (Le décolage)
L'impulsion reste un point fondamental de la performance en saut à ski.


Pour réaliser un départ optimal, l'impulsion doit être symétrique, la pression droite/gauche égale. Plusieurs paramètres en découlent, d'abord cela permet d'être équilibré et ainsi de pouvoir exercer la force la plus importante possible, et d'autre part de créer un appel de skis symétrique.

Les épaules et les hanches doivent partir en même temps, tandis que les tibias restent stables. L'impulsion doit être longue pour donner le temps aux skis de se mettre en portance ce qui inclus une notion de timing, de justesse d'execution. Le début du départ doit se faire de façon à ce que l'on puisse accélérer tout le long du mouvement. C'est l'intêret de l'anticipation et du regard dans la position d'élan.

Lors de cette phase, le tibia doit être stable et calme jusqu'au maximum de la force et de la vitesse. Il ne doit pas bouger, que ce soit en avant ou en arrière. Quand le tibia est stable, il devient plus facile de contrôler la rotation des hanches. On remarque également que pour que les skis montent à la sortie du tremplin, le tibia doit revenir légèrement en arrière dans les derniers instants du mouvement de départ. On voit que dans l'ensemble les genoux gardent leur avancée, ainsi le bassin vient doubler les genoux et se positionner en avant des pieds après la sortie du tremplin.

Un point très important est d'avoir les hanches à la verticale des pieds au bout de la table, cependant il ne faut pas comprendre là que les jambes sont tendues, en effet il faut qu'elles soient encore fléchies pour garder une réserve d'accélération ce qui fera monter les skis et les mettra en portance le plus rapidement possible.

La prise de ski est la clé du départ pour la poursuite du mouvement. Il ne sert à rien que les jambes soient tendues au bout du tremplin car à la fin du déploiement la pression sur le sol diminue déjà du fait de l'allègement, l'inertie du corps vers le haut emmène les pieds.

L'accélération du mouvement des jambes au-dessus des genoux est cruciale, si ce mouvement décélère, s'arrête ou se réamorce avant que le départ ne soit complètement terminé, celui-ci va réduire la vitesse verticale. Dans cette rotation, il faut maîtriser la fuite des épaules et des hanches vers l'avant. C'est le haut du corps qui va contrôler le travail des jambes dans le mouvement, cela veut dire que le haut du corps doit suivre la ligne de vitesse dans le départ. Si les épaules se déplacent plus vite verticalement que les jambes, cela va entraîner une réduction de la vitesse dans le départ. Si les hanches se déplacent plus vite verticalement que les épaules, cela va engendrer une fuite du centre de gravité vers l'avant et ainsi une rotation exagérée et incontrôlée vers l'avant. Le haut du corps est toujours placé dans la ligne de vitesse ou quelques degrés au dessus. Ici, il est question de coordination dans l'enchainement de l'impulsion.

Le départ sur le dur (sur la table du tremplin) se termine par le lancement du haut du corps dans ce que l'on appelle la ligne de vitesse ou couloir de vitesse qui semble le bon compromis entre élévation et conservation de la vitesse. Le but est d'optimiser le départ afin de finir la rotation des hanches après le tremplin, laisser le haut du corps suivre la ligne de vitesse et diminuer la résistance de l'air. Ceci ne peut être le cas, uniquement si la prise de ski est executée dès la sortie de tremplin, c'est donc un point à travailler dès le plus jeune âge. Le mouvement global doit se terminer après le tremplin, lorsque la projection du bassin double les pieds.

Remarque : La table a une inclinaison d'environ -10°, cette pente descendante induit forcément une prise de ski pour les ramener au moins à l'horizontale. Il est donc absurde de vouloir laisser le ski filer à plat après la table. Une maitrise de ce phénomène est donc requis.

Les bras peuvent produire une impulsion d'allègement vertical mais ce mouvement ne doit pas perturber le mouvement de poussée et rotation des hanches sous peine de faire sortir le haut du corps de la ligne de vitesse.

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 18:25

Modifié le dimanche 17 septembre 2006 22:20

Technique (Le vol)

Technique (Le vol)
L'envol faisant suite au départ doit permettre la transition vers la position de vol optimale. La prise de ski est essentielle et doit être la plus précoce possible, cela pemet de garder le haut du corps dans la ligne de vitesse tout en accélérant le mouvement des hanches vers l'avant. Il n'y a ainsi pas d'augmentation trop importante de l'angle formé par les jambes et le haut du corps qui aurait pu provoquer un cabrage et un gros freinage. Ce phénomène consiste à conserver hauteur et vitesse acquise au bout du tremplin.

La mise du ski à plat en l'air augmente l'appui sur l'air et ainsi la portance.


On constate qu'il existe globalement sur le circuit coupe du monde deux tendances pour la position de vol. Une première consiste à former un arc reliant la tête aux pieds, analogisme classique à l'aile d'avion dont le prototype est Thomas Morgenstern, en banane. Ensuite on voit se dégager les norvégiens avec Bjoern Einar Romøeren ou Roar Ljøkelsøy qui travaillent à conserver un angle entre épaules et tête. De plus, ils adoptent une position plus rectiligne pour le reste du corps dans la deuxième partie du vol. Cette deuxième technique semble être plus efficace sur gros tremplins où l'accélération en vol est prédominante.

Le vol est le résultat des étapes précédentes et permet l'acquisition d'une position du corps en aile d'avion. Le système ski et corps doit être de l'horizontal à 10° au-dessus pour allier aérodynamisme et portance, on peut espérer un angle de 30° entre les skis bien que le retour à un parallélisme des skis en fin de vol voire plus tôt peut être tout aussi efficace. On remarque que si la prise de ski est constante tout le long du vol et que le sauteur fait avancer légèrement son centre de gravité cela crée un équilibre dynamique entre portance des skis et pseudo-déséquilibre avant du sauteur, c'est ainsi que l'accélération est la plus importante.

Le relâchement des bras, et par là du haut du corps est très important car il augmente la portance. Les bras doivent être légèrement écarté du corps pour augmenter la surface portante et ceci de l'ordre de 5 cm. Quant aux pieds il apparait que en moyenne, ils devraient être espacés de 40 cm.

La tête peut adopter deux positions, soit rester dans le prolongement du dos de façon à se faire grand, soit il faut repoduire un angle entre dos et tête. Cet angle ne doit pas se résoudre à rentrer la tête dans les épaules mais plutôt à l'allonger et tendre le menton vers le bas, c'est particulièrement visible chez Roar Ljøkelsøy et Lars Bystøel qui ont un dos long et rectiligne tandis que le cou s'incline vers le bas de façon à adopter la position aile d'avion.

# Posté le dimanche 17 septembre 2006 18:31

Modifié le lundi 18 septembre 2006 05:39